Cette année aura été ma 5ème participation au Nanowrimo. Après trois échecs et un Nano complété avec succès l’année dernière, je partais avec le fait que je savais que je pouvais le réussir.  J’ai attaqué cette session déjà sur les rotules puisque je sortais à peine du challenge « Inktober » (que vous pouvez voir ici) et j’ai enchaîné avec le Nanowrimo ce qui n’est pas la meilleure chose à faire. Pas de préparation en amont

Mon projet cette année, était de finir le 1er jet de mon roman de Fantasy, « Bad Moon Rising – tome 1 » (anciennement On me nomme Wolf) dans lequel il me reste le dernier tiers du 1er tome à écrire.
Mon but n’était donc pas forcément d’écrire les 50 000 mots obligatoirement, mais de finir ce premier jet, qu’il me demande 30 000 ou 55 000 mots.

Avant de commencer, j’en était à environ 145 000 mots et j’estimais qu’il m’en fallait environ 50 000 pour aller jusqu’au bout de ce tome.

Double difficulté cette année, je savais d’avance que j’allais être absente les deux premiers weekends du mois de novembre, et donc que j’allais être incapable d’écrire ces jours-là.
C’est dans ce contexte que j’ai entamé le Nanowrimo en novembre.

– Le déroulement du Nano

Comme prévu, les premières semaines ont été compliquées mais paradoxalement, ce sont celles où j’ai vraiment réussi à tenir le rythme, en dehors des weekends où j’étais à Anvers et Paris (et encore pour Anvers, j’avais réussi à écrire dans le train). Sans doute était-ce du au fait que pendant les premières semaines, la motivation est à son maximum.

Au fil des années, je me suis entourée d’amies et collègues booktubeuses-autrices également qui se lançaient chaque année dans l’aventure. Nous avions créé une conversation facebook où nous relations nos réussites, nos difficultés et c’était un formidable espace d’encouragements et une incroyable source de motivation. C’est un des aspects du Nano que j’adore, cette émulation créative collective.

A la fin du mois, j’ai pu aussi participer à une session de « Write In » organisé dans la petite ville à côté de chez moi. Nous n’étiez que trois, mais l’envie et la motivation étaient là, la bonne humeur aussi (ainsi que les délicieux milkshakes du café où nous avions élu domicile l’espace d’un dimanche)

Résultat, je totalise 17 887 mots pour cette session de Novembre, mais pas tout dans mon roman. J’en reparlerai un peu plus bas.

– Les difficultés rencontrées

La principale difficulté pour moi, outre l’emploi du temps compliqué expliqué ci-dessus, a été le roman lui-même. Comme je le disais, je suis en train d’écrire la fin de mon roman, l’acte III, celui où tout se chamboule, s’accélère vers le dénouement. Il y a beaucoup de scènes fortes en émotions, en actions qui sont plus compliquées à mettre en scène. C’est justement la mise en scène de chaque séquence que j’ai trouvé plus difficile à faire dans le Nano. Un Nanoprep m’aurait bien aidée à mettre en place chaque scène, au delà du synopsis de celles-ci (que j’ai déjà) mais un découpage plus précis de ce qui s’y passe, comment, dans quel ordre.
Il me faut bien une à deux soirées pour mettre ça en place, en discussion avec des amis, avant d’écrire un seul mot. Ce qui ne se prête pas vraiment à l’exercice du Nanowrimo, puisqu’on est censé écrire tous les jours un certain nombre de mots.

Ma deuxième difficulté est qu’il a fallu que je change de projet en cours de route. En effet, ma dernière semaine de Nanowrimo, j’ai laissé en suspens mon roman pour me pencher sur une nouvelle que je devais absolument écrire pour un appel à texte, nouvelle que je dois rendre en janvier. Voyant que je patinais un peu sur le roman, j’ai switché sur la nouvelle que j’ai bien commencé pendant le Nano. Du coup les 17 000 mots ne sont pas entièrement imputables à mon roman.

– Bilan final ?

Un Nanowrimo en demi-teinte. Je ne l’ai pas réussi mais il n’a pas été un échec non plus. Plus j’écris, plus je comprends comment je fonctionne dans mon processus d’écriture, et ça c’est primordial, surtout pour un premier roman.

J’aurai aimé pouvoir profiter d’un mois d’octobre de NanoPrep mais cela me semble difficile quand Octobre est réservé à Inktober que je ne veux pas louper non plus…
L’organisation et le planning auront été compliqués à gérer, avec ces weekends où je n’ai pas pu écrire. Mais j’ai avancé encore un peu plus dans mon 1er jet, je m’approche doucement de la fin, toujours un peu plus. Et le Nano m’a donné un rythme que je peux plus facilement garder en dehors des périodes de Nanowrimo. Ne pas écrire forcément tous les jours (entre le travail et le dessin, et les autres activités, comme Booktube) mais s’arroger du temps, avec régularité pour mener mon projet à bien. Et pour ça, je sais que je suis sur de bons rails.

Merci encore à tout.e.s ce.lles.ux qui m’auront encouragée, soutenue et auront participé à l’événement ! Parce que Nanowrimo c’est aussi une formidable aventure collective et un élan créatif incomparable.

À ce printemps pour les Camp Nano !

Karell

 

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